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Faire d'une période énergétique complexe une période d'opportunités.

Ce début d’année est marqué par ailleurs par un contexte énergétique complexe. Afin de l’éclairer, nous avons interrogé deux experts de notre communauté d’indépendants OMS : Manon Marcadet, experte climat et Bernard Blez, ancien Directeur du centre de R&D d’ENGIE et Président de Passion for Energy. Ils nous livrent leurs recommandations pour faire de cette période de turbulences une période d’opportunités.

Analyse du contexte énergétique de ce début d’année 2023

Comment expliquer que, malgré la crise énergétique et les difficultés d’approvisionnement, l’activité économique continue à résister ? Quelles perspectives se dessinent pour les entreprises en 2023 ? Comment articuler performances économiques et responsabilité sociétales et écologiques ? Un mot d’ordre : la résilience !

Comment percevez-vous le contexte actuel ?

La crise sanitaire et l’arrêt des flux avait déjà mis en exergue notre dépendance à un certain modèle économique, social et énergétique.

Cette année en Europe la prise de conscience s’est faite plus vive encore, quant à la vulnérabilité de nos organisations face au caractère limité de nos ressources.

Faut-il sombrer dans le pessimisme pour autant ? Non ! Cette double étape est à voir comme un booster, pour remettre, au cœur de la stratégie de l’entreprise, le dossier de l’approvisionnement en énergie.

Ce débat, qui était hier catalogué écologique, reprend de l’ampleur économique. Tout comme dans les grandes négociations internationales sur le climat qui ont lieu en ce moment, même ceux qui n’avaient pas adopté une stratégie d’atténuation des changements climatiques se retrouvent bien obligés de s’intéresser à l’adaptation à ces changements. Quelle que soit votre porte d’entrée, offensive ou défensive, tout est lié.

Une entreprise doit-elle attendre d’être « écologiquement irréprochable » pour communiquer sur sa démarche RSE ?

Non, il faut simplement être lucide sur ses marges de progrès. Si la société civile demande de plus en plus de transparence, c’est surtout pour éviter le « saupoudrage RSE » et accompagner durablement les entreprises. Cela aboutit désormais à des partenariats vertueux, où des institutions et entreprises donnent des sièges aux associations, pour co-construire les stratégies RSE et leurs bilans.

Pendant longtemps, le discours « écologique » a pu être l’apanage de certaines ONG parfois éloignées du monde économique. La fin de l’illusion de l’abondance révèle la convergence des intérêts : il faut désormais savoir lire entre les lignes des recommandations « vertes » pour y déceler une potentielle réduction des coûts pour les entreprises!

Concrètement, comment cette révolution peut-elle s’opérer au sein des entreprises ?

Si le dossier RSE ou développement durable est instruit par une équipe dédiée, elle peut avoir du mal à se faire pleinement entendre en interne. Comme un ministre de l’écologie qui se retrouverait à batailler avec un ministre de l’économie. Alors que tout cela est évidemment indissociable.

Puisqu’on évoque aujourd’hui la réduction de la vulnérabilité économique et la sécurité d’approvisionnement, ce sont les directeurs de l’innovation, les managers, les comptables, qui sont au cœur du réacteur et qui doivent porter les projets !

Nous vivons une période très sévère pour les entreprises qui sont dans l’incertitude quant à leurs futurs approvisionnements en énergie. Certains secteurs industriels, très consommateurs d’énergie, voient leur facture multipliée par 4 ou par 5. Par ricochet, le prix des matières premières explosent et de nombreux secteurs connexes sont impactés : transports, médicaments, agriculture…

Cette spirale négative, qui n’est pas mondiale mais propre à l’Europe, va déstabiliser notre industrie : succédant à la crise sanitaire et additionnée aux épisodes climatiques difficiles, elle donne lieu à une crise systémique à laquelle personne n’était préparé.

4 recommandations pour être moins dépendant des
marchés spot de l’énergie

1. EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE

L’énergie la moins chère est celle que l’on ne consomme pas. De nombreux moyens existent pour diminuer les consommations d’une entreprise : optimiser l’usage des bâtiments et leur chauffage ou climatisation, ajuster finement le réglage des process industriels les plus consommateurs, investir dans des technologies plus performantes…

2. MULTI-ENERGIES

Développer une stratégie multi-énergies et multi-sources d’approvisionnement, pour réduire sa sensibilité à un choc sur une énergie particulière. Cela peut passer par des investissements pour produire soi-même une partie de son énergie (photovoltaïque, solaire thermique, biogaz…)

3. CIRCUITS COURTS

Adopter des circuits courts pour mieux maîtriser ses fournisseurs et ses coûts de transports.

4. ECONOMIE CIRCULAIRE

Déployer une économie circulaire pour mieux exploiter ses ressources : les déchets de certaines entreprises peuvent devenir des ressources potentielles pour d’autres !

Il est frappant de constater que toutes ces recommandations vont également dans le sens d’une activité moins carbonée et d’un développement plus durable. 

Les critères ESG (Environnementaux, Sociaux et Bonne Gouvernance), le développement durable, l’économie responsable ne sont plus l’apanage de certaines entreprises soucieuses de l’environnement.

Au-delà des enjeux écologiques fondamentaux, ils sont devenus tout simplement indispensables à la performance des entreprises.

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