Face au Covid-19, à nous de réinventer notre façon de travailler

Face au Covid-19, à nous de réinventer notre façon de travailler

Coronavirus et confinement changent globalement nos regards sur le monde du travail. La période se prête à des évolutions de mentalités, individuelle et collective.

Pour Pierre-Yves Martin, conférencier, consultant et coach indépendant, il ne tient qu’à nous de réinventer notre façon de travailler.

Qui aurait pu prévoir cela ? Cette crise entraine une modification profonde de notre rapport au travail : depuis l’interruption inédite de l’activité-travail due au confinement, jusqu’aux regards que nous posons sur le travail, en passant par nos manières de travailler.

Au sommaire de cette tribune

  • Quand le Covid-19 entraîne plusieurs révolutions
  • S’inscrire dans une démarche positive

Un article complet a retrouver sur le site psychologies.com en cliquant ici

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Tribune JDN par Pierre-Yves Martin: Covid-19, il est urgent d’attendre.

Tribune JDN par Pierre-Yves Martin: Covid-19, il est urgent d’attendre.

Le coronavirus et la crise que nous commençons seulement à vivre ne nous permet pas encore de dessiner un monde meilleur, mais nous invite dans un premier temps à poser les bases d’un nouveau regard sur notre vie.

Nous ne sommes qu’au début de cette crise profonde, sanitaire et économique qui casse subitement le fonctionnement de nos modèles sociétaux et économiques. On voit partout des interventions se multiplier en faveur d’un nouveau monde dans lequel « l’empathie » prédominerait.

C’est un beau projet. Pourtant, il est urgent d’attendre et de prendre le temps de se poser avant de se lancer dans la construction de ce nouveau monde : nous n’avons aucune visibilité sur l’échéance de cette crise, ni sur les conditions de reprise économique. Restons humbles et contentons-nous d’observer ce qui se déroule. Restons simplement attentifs, ce sera déjà beaucoup.

En effet, être observateur pourrait constituer une approche nouvelle pour penser sa vie et son modèle de société en prenant en compte quatre dimensions :

Avec le confinement, la dimension spatiale est modifiée. Nos mouvements sont désormais contraints à un espace très délimité. Il nous faut donc apprendre une certaine forme d’humilité et accepter de ne plus être libre de nos mouvements. C’est un premier pas vers un recentrage de chacun.

Autre conséquence, l’arrêt de presque toute forme de mobilité bouleverse nos modes de vie. Sans avions, trains, voitures, nous découvrons une traduction très concrète du circuit court. Cela représente une puissante opportunité de réflexion autour de notre relation spatiale : avons-nous besoin de tant de mobilité ? Est-ce si pertinent de se déplacer ainsi ? ; cette thématique en appelle d’autres, notamment celle de la relation aux territoires. La tendance dans notre précédente mobilité excessive résidait dans le fait que nous étions devenus des consommateurs de territoires, plutôt que des acteurs sur les territoires.  Nos modèles classiques d’approvisionnement doivent être repensés pour trouver une cohérence. Des critères clés de bon sens comme consommer local, ou encore ancrage territorial ont maintenant un avenir. Et si le critère financier n’était pas le bon indicateur ou en tout cas le seul ?

La suite de l’article complet à retrouver sur le JDN en cliquant ici

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Mesures gouvernementales face au coronavirus : n’oublions pas les travailleurs indépendants !

Mesures gouvernementales face au coronavirus : n’oublions pas les travailleurs indépendants !

Les travailleurs indépendants sont incontournables pour notre économie. Une fois la crise passée, leur mobilisation sera également indispensable pour assurer une reprise rapide et durable. C’est pourquoi il est important que les mesures de soutien à leur égard soient plus complètes et mieux adaptées.

Vers une meilleure reconnaissance des indépendants

Dans chacune de ses interventions au sujet de la crise sanitaire en cours, le Président de la République a nommément évoqué les indépendants. Cela n’aurait probablement pas été le cas il y a encore quelques années, et nous pouvons nous en réjouir, nous en féliciter.

Qu’il s’agisse de l’arrêt maladie indemnisé sans délai de carence, du report des échéances sociales et fiscales ou du fonds de solidarité qui devrait indemniser à hauteur de 1 500€ forfaitaires (si le chiffre d’affaires de mars 2020 se révèle inférieur à 70% de celui de mars 2019), les mesures de soutien annoncées ont le mérite d’intégrer aussi les indépendants.

Cependant, elles présentent des insuffisances importantes. Plus exactement, elles ne répondent pas de manière satisfaisante aux spécificités du statut de travailleur indépendant.

 

De la nécessité d’affiner et préciser rapidement ce qui est prévu

Concernant l’indemnisation d’un arrêt maladie, les régimes obligatoires de sécurité sociale des professions indépendantes, bien que nombreux et hétéroclites, ont en commun le faible niveau d’indemnisation des arrêts de travail (la CIPAV, principale caisse de prévoyance des professions libérales, n’indemnise tout simplement pas l’interruption temporaire de travail !). Dans la situation présente, qui impose un arrêt de longue durée, est-il juste de se reposer sur ces mécanismes insuffisants ?

Les professions libérales « historiques » souscrivent, pour l’écrasante majorité, à des contrats complémentaires de prévoyance. Ce n’est pas le cas des micro-entrepreneurs, souvent précaires et longtemps délaissés par les compagnies d’assurance. Par ailleurs, ces contrats prévoient un délai de carence et des justificatifs médicaux, voire excluent les épidémies ! Les discussions avec les assureurs, annoncées par le gouvernement, constituent donc un chantier primordial.

Enfin, les dispositions annoncées ne couvrent que certaines situations et laissent de côté les travailleurs indépendants les plus fragiles. Quelle que soit l’ancienneté, un salarié peut prétendre au chômage partiel ou à l’arrêt maladie pour sécuriser ses revenus dans la tourmente sanitaire et économique en cours. Quid des travailleurs indépendants sans enfant de moins de 16 ans, et qui ne peuvent pas justifier de chiffre d’affaires en mars 2019 ?

Les indépendants, à la fois fragiles et indispensables

Graphistes, artisans, consultants indépendants, webdesigners, agents immobiliers, photographes, livreurs… Les travailleurs indépendants seront les premiers touchés par les coupes budgétaires dans les grandes entreprises, les annulations de contrats plus ou moins justifiées, une protection sociale réduite. Certains diront que c’est le prix à payer pour cette liberté qui nous est si chère : nous assumons nos choix et « en temps normal », nous ne nous plaignons pas. Cependant, le Président l’a dit et répété, nous ne sommes plus « en temps normal », nous sommes en guerre contre une épidémie d’une ampleur inédite. Et dans ce contexte exceptionnel, il s’agit d’éviter une détresse socioéconomique massive au cours des prochains mois.

Nous sommes aussi une courroie de transmission absolument clé dans l’économie du pays. Nous sommes, par définition, des individus qui sortent de leur zone de confort pour entreprendre et innover, écrire leur propre destin. Nous sommes les micro-entreprises qui apportent de la flexibilité aux plus grandes, les indépendants qui font vivre les territoires, les autoentrepreneurs qui feront les start-ups prometteuses de demain. Les PME et grands groupes ne s’y trompent d’ailleurs pas, qui s’appuient de manière croissante sur nos expertises, notre audace et notre flexibilité. A l’heure de l’« entreprise étendue », la distinction entre salariés et travailleurs indépendants ne cesse de s’estomper et lorsque cette période difficile sera passée, c’est tous ensemble que nous devrons être prêts pour faire redémarrer notre économie.

Depuis le début de cette crise nous savons que celle-ci est et doit être une leçon pour notre époque, un appel à bâtir un futur différent. Or, les travailleurs indépendants représentent une brique majeure du futur du travail. L’émergence, demain, d’une économie solide et solidaire passe immanquablement par les indépendants, et exige que ces derniers fassent partie des solutions qui se créent aujourd’hui. Ne l’oublions pas !

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